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Adoption d’un nouveau protocole international pour combattre le commerce illicite des produits du tabac

Un tournant pour la santé publique à l’échelle mondiale

Communiqué de presse

12 novembre 2012 | Séoul – Les délégués de plus de 140 Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (Convention-cadre de l’OMS) ont adopté lundi un nouveau traité international qui fixe les règles pour combattre le commerce illicite par le contrôle de la chaîne logistique et la coopération internationale. Le Protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac engage les pays à instaurer un système mondial de suivi et de traçabilité, mesure cruciale pour réduire le commerce illicite des produits du tabac.

Éliminer toutes les formes de commerce illicite du tabac

«L’élimination de toutes les formes de commerce illicite des produits du tabac, y compris la contrebande et la fabrication illégale, est un élément essentiel de la lutte antitabac», estime le Président de la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS, l’Ambassadeur Ricardo Varela. En adoptant aujourd’hui ce nouveau protocole par consensus, les pays ont réaffirmé leur engagement historique à protéger la santé de leurs habitants, en particulier les jeunes et les personnes vulnérables.»

Le commerce illicite des produits du tabac est un problème d’ampleur mondiale. Il compromet la réalisation des objectifs de santé, impose une charge supplémentaire aux systèmes de santé et affaiblit les mesures fiscales et autres destinées à renforcer la lutte antitabac. Il entraîne d’importantes pertes de revenu pour les gouvernements du monde entier mais rapporte d’énormes profits à ceux qui agissent dans l’illégalité. Ces profits servent souvent à financer la criminalité transnationale.

Définition des actes illicites et des mesures de coopération

«Les gouvernements et les populations auront tout à gagner de l’éradication du commerce illicite des produits du tabac, commente le Dr Haik Nikogosian, Chef du Secrétariat de la Convention-cadre de l’OMS. Le nouveau protocole détermine les activités qui constituent des actes illicites et définit des mesures de détection, de répression et de coopération internationale, comme la délivrance de licences, l’échange d’informations et l’entraide judiciaire, qui aideront à parer au commerce illicite et, au final, à l’éliminer.»

Après son adoption par la Conférence des Parties aujourd’hui, les étapes de la procédure pour l’entrée en vigueur du Protocole sur le commerce illicite des produits du tabac sont les suivantes:

  • protocole ouvert à la signature des Parties pendant un an à compter du 10 janvier 2013;
  • processus de ratification, en fonction de la législation nationale;
  • entrée en vigueur (90 jours après 40 ratifications).

Le Protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac a été rédigé et négocié par un organe intergouvernemental de négociation, mandaté à cet effet par la Conférence des Partie à sa deuxième session, en 2007.

Quatre ans de négociations

Après quatre années de négociations, l’organe intergouvernemental de négociation a tenu du 29 mars au 4 avril 2012 à Genève sa cinquième et dernière session, lors de laquelle les Parties sont parvenues à un consensus sur le projet de protocole.

La Conférence des Parties est l’organe central et directeur de la Convention et il se réunit actuellement pour la cinquième fois depuis que la Convention est entrée en vigueur en 2005. Le nombre de Parties à la Convention a régulièrement augmenté au fil du temps : en 2005, 40 Parties permettaient son entrée en vigueur, elles étaient 113 à la première session de la Conférence des Parties en 2006 et elles sont aujourd’hui 176.

La Convention-cadre de l’OMS a été adoptée par l’Assemblée mondiale de la Santé le 21 mai 2003 et est entrée en vigueur le 27 février 2005. Elle est devenue depuis lors un des traités le plus rapidement et le plus largement acceptés dans toute l’histoire des Nations Unies.

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Enfants : pas de cigarette pour les futurs pères

L’égalité des sexes gagnerait-elle du terrain même dans la médecine ? C’est ce que semble montrer une étude récemment publiée qui conseille aux futurs pères d’arrêter la cigarette au moins trois mois avant la conception de l’enfant, quand la mère, elle, doit bien entendu arrêter de fumer durant toute la grossesse.

 Après les problèmes de stérilité que provoque la cigarette sur les hommes et les femmes, voilà que l’ADN des nouveau-nés dont le père fume semble être affecté par le tabac.

 Le docteur Julian Laubenthal (School of Life Science, Université de Bradford) est à l’origine de cette étude menée sur 39 familles grecques et anglaises. Une des premières dans ce domaine et qui vient d’être publiée sur la revue scientifique de la Federation of American Societies for Experimental Biology.

 Des prélèvements de sang et de sperme ont été effectués sur les futurs pères tout au long de la conception de l’enfant. Puis le sang des mères et des enfants après l’accouchement. Les ADN ont ensuite été comparés et des différences ont été aperçues.

 Indépendamment des autres facteurs à risque connu comme le poids, la consommation d’alcool ou l’âge, il a été possible d’identifier des différences au niveau de certains gènes susceptibles d’accroître le risque de cancer.

 En effet, selon la première conclusion de cette première étude sur le sujet, les effets néfastes de la cigarette semblent se transmettre aussi de père en fils. Les cellules spermatique sont modifiées sous l’influence du tabac au niveau de l’ADN.

 Les tests ont aussi confirmé les effets de la cigarette sur le nouveau-né dans le cas d’une mère fumeuse, mais c’est bien la première fois qu’une corrélation entre la consommation de tabac chez le père et l’ADN du nouveau-né est mise en évidence.

 Selon le Dr Julian Laubenthal, il serait temps de viser aussi les hommes lors des campagnes de sensibilisation sur les risques entre la consommation de tabac et la conception d’un enfant. Pour l’instant. Il conseille d’arrêter de fumer au moins trois mois avant la conception d’un bébé, c’est à dire le temps nécessaire pour que les spermatozoïdes arrivent à maturité et soient prêts pour la fécondation.

 Le mieux reste toujours que les futurs parents arrêtent la cigarette dès qu’un désir de paternité et maternité se fait sentir, qu’ils ne fument pas durant toute la période de le grossesse et qu’ils ne recommencent pas après la naissance. Source : SharkNews

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Un vaccin anti-tabac expérimenté par des chercheurs américains

Des chercheurs américains ont mis au point une thérapie génique permettant de guérir la dépendance à la nicotine efficace sur les souris, ce qui pourrait ouvrir des pistes au sevrage tabagique. Selon cette étude publiée dans Science Translational Medicine, la revue de la société scientifique AAAS, la thérapie génique avec production d’un anticorps contre la nicotine empêche cette molécule d’entrer dans le cerveau et “cette approche représente un nouveau traitement potentiel de la dépendance au tabac”.


Le cerveau ferme la porte à la nicotine

Lorsqu’un fumeur inhale, la nicotine passe des poumons dans le sang en quelques secondes. La drogue arrive ensuite au cerveau et agit sur des récepteurs de la récompense, déclenchant des sensations de plaisir qui conduisent la personne qui fume à allumer une autre cigarette. Les scientifiques ont récemment exploré l’idée d’un vaccin contre la nicotine qui bloquerait son entrée dans le cerveau, mais “celle-ci n’est pas très efficace dans le cas de la nicotine”, souligne l’article.

Des chercheurs du Cornell Medical College de New York ont pris la séquence génétique d’un anticorps contre la nicotine et l’ont introduite dans un vecteur de thérapie génique. Puis ils ont injecté ce vecteur à des souris dépendantes de la nicotine. Le foie des animaux ainsi traités produit en permanence l’anticorps. Ces anticorps circulent alors dans le sang et se lient à la nicotine, l’empêchant d’accéder au cerveau. Les chercheurs prévoient dans leurs prochaines expériences de tester leur thérapie génique chez le rat et des primates non humains, précise l’article. Source : RTL

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Rapport OMS 2011 sur l’épidémie de tabac

 Le tabagisme reste la principale cause mondiale de décès évitables. Il tue près de 6 millions de personnes et entraîne des centaines de milliards de dollars de pertes économiques chaque année dans le monde.


La plupart de ces décès surviennent dans les pays à revenu faible ou moyen, et cet écart devrait encore s’élargir au cours des prochaines décennies.

Si les tendances actuelles se maintiennent, d’ici 2030 le tabac tuera plus de 8 millions de personnes dans le monde chaque année, 80 % de ces décès prématurés touchant des habitants de pays à revenu faible ou moyen.

Au cours du XXIe siècle, le tabagisme pourrait tuer un milliard de personnes ou plus si des mesures ne sont pas prises d’urgence. La Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la Santé pour la lutte antitabac témoigne de la volonté politique mondiale de renforcer la lutte antitabac et de sauver des vies.

La Convention-cadre de l’OMS est un traité mondial juridiquement contraignant sur la base duquel les pays peuvent mettre en oeuvre et gérer des programmes de lutte antitabac pour lutter contre l’épidémie croissante de tabagisme.

En mai 2011, la Convention-cadre de l’OMS comptait 173 Parties, représentant 87 % de la population mondiale, ce qui en fait l’un des traités ayant recueilli le plus rapidement autant d’adhésions dans l’histoire des Nations Unies.

Pour aider les pays à remplir leurs obligations au titre de la Convention-cadre de l’OMS, en 2008 l’OMS a présenté un ensemble de six mesures de lutte antitabac reposant sur des données factuelles (MPOWER), dont il est avéré qu’elles permettent de réduire la consommation de tabac et de sauver des vies.

Ces mesures fournissent une assistance technique aux pays pour la mise en oeuvre de politiques efficaces de réduction de la demande de tabac dans les pays.

Les mesures MPOWER sont en effet axées sur la réduction de la demande, bien que l’OMS reconnaisse également l’importance de la mise en oeuvre des mesures agissant sur l’offre contenues dans la Convention-cadre et y soit attachée.

Le succès non démenti de la Convention-cadre de l’OMS est expliqué dans le Rapport de l’OMS sur l’épidémie mondiale de tabagisme, 2011, le troisième d’une série de rapports de l’OMS sur l’état d’avancement de la politique mondiale de lutte antitabac.

Toutes les données relatives au niveau d’application dans les pays des six mesures MPOWER ont été actualisées en 2010 et des données supplémentaires ont été recueillies concernant la mise en garde du grand public au sujet des dangers du tabac.

Le rapport de cette année examine dans le détail les deux principales stratégies concernant les mises en garde sanitaires – les étiquettes apposées sur l’emballage des produits du tabac et les campagnes antitabac dans les médias. Le rapport donne un aperçu très complet de la base de connaissances sur laquelle fonder les mises en garde au sujet des dangers de la consommation de tabac, ainsi que des informations spécifiques aux pays concernant l’état de ces mesures.

Afin de continuer à améliorer l’analyse des données, des catégories d’application des politiques ont été affinées et, chaque fois que possible, alignées sur l’évolution des directives adoptées dans le cadre de la Convention-cadre de l’OMS.

Les données issues du Rapport 2009 ont été à nouveau analysées afin d’entrer dans ces nouvelles catégories, ce qui permet des comparaisons plus directes de données entre les deux rapports. Cette année encore la pratique consistant à imprimer une version résumée du rapport et à publier des données plus détaillées par pays en ligne (http://www. who.int/tobacco) a été poursuivie.

Principales conclusions.

Des progrès importants continuent d’être faits dans l’application des mesures MPOWER. Environ 3,8 milliards de personnes (55 % de la population mondiale) sont concernées par au moins une mesure au plus haut niveau d’application, dont 1,1 milliard de personnes concernées par une nouvelle politique depuis 2008.

  • Des campagnes dans les médias, mesure MPOWER évaluée pour la première fois dans ce rapport, ont été organisées dans 23 pays, représentant jusqu’à 1,9 milliard de personnes, avec la diffusion d’une campagne médiatique antitabac correspondant aux meilleures pratiques en 2009 ou 2010.
  • Les progrès les plus importants, mesurés en couverture de la population, ont été faits dans le domaine des mises en garde sanitaires sur les emballages de produits du tabac ; trois pays supplémentaires représentant une population totale de 458 millions de personnes ont adopté des lois sur l’étiquetage des paquets au plus haut niveau.
  • Bien que les campagnes médiatiques locales n’aient pas été officiellement évaluées, il est probable qu’un nombre important de personnes soient touchées par des publicités antitabac au niveau local.
  • Des lois nationales sur l’interdiction de fumer dans tous les lieux publics et les lieux de travail ont récemment été adoptées par 16 pays, représentant une population totale de 385 millions de personnes ; 100 millions de personnes supplémentaires sont depuis peu protégées par des lois complètes d’interdiction de fumer au niveau local.
  • Des services complets d’aide au sevrage ont été mis en oeuvre par un pays supplémentaire, soit une population totale de 76 millions d’habitants.
  • Des interdictions totales de la publicité en faveur du tabac, de la promotion et du parrainage sont désormais en vigueur dans trois pays supplémentaires, soit une population totale de 80 millions d’habitants. Cent quinze millions de personnes supplémentaires vivent désormais dans des pays où les taxes sur le tabac correspondent au minimum recommandé et, dans 26 pays et un territoire, les taxes représentent le minimum recommandé de 75 % du prix au détail.
  • Malgré les progrès accomplis par les pays dans l’imposition de taxes sur le tabac génératrices de revenu, les gouvernements ne financent toujours pas suffisamment les activités de lutte antitabac. Les gouvernements perçoivent près de US $133 milliards en recettes des impôts indirects sur le tabac, mais dépensent moins d’un milliard de dollars en lutte antitabac, déficit qui est le plus évident dans les pays à revenu faible ou moyen.

Conclusion

La Convention-cadre de l’OMS témoigne de l’engagement non démenti au niveau mondial en faveur d’une action décisive contre l’épidémie mondiale de tabagisme, qui tue des millions de personnes et coûte des centaines de milliards de dollars chaque année. Un total de 173 Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte anti tabac, représentant près de 87 % de la population mondiale, ont pris l’engagement juridiquement contraignant de mettre en oeuvre des politiques anti tabac efficaces.

La Convention-cadre de l’OMS fournit aux pays les outils de lutte antitabac nécessaires, qui, mis en oeuvre et respectés, permettront de réduire la consommation de tabac et de sauver des vies. La situation des mesures MPOWER, présentées dans le Rapport sur l’épidémie mondiale de tabagisme, 2011, montre qu’il est possible pour tout pays, quels que soient sa structure politique ou son niveau de revenu, de mettre en oeuvre un programme efficace de lutte antitabac pour réduire la consommation de tabac.

Les progrès dans l’adoption du plus haut niveau de mesures MPOWER sont un signe du succès croissant de la Convention-cadre de l’OMS et attestent clairement qu’il existe une volonté politique en faveur de la lutte antitabac, à la fois aux niveaux national et mondial, qui peut être mobilisée pour en accroître encore l’effet.

De nombreux pays ont accompli des progrès importants dans la lutte contre l’épidémie de tabagisme et peuvent être considérés comme des modèles par ceux qui n’ont pas encore adopté ces mesures. Les pays doivent continuer à élargir et à intensifier leurs efforts de lutte antitabac en veillant à avoir à la fois les moyens financiers et l’engagement politique pour soutenir des programmes efficaces et durables. Bien que des progrès substantiels aient été faits en matière de lutte antitabac dans de nombreux pays, il reste encore beaucoup à faire.

Les succès d’ores et déjà enregistrés peuvent et doivent être élargis, de sorte que tous les habitants de la planète soient pleinement protégés contre les dangers du tabagisme. La poursuite des progrès permettra de prévenir des millions de décès chaque année par maladies liées au tabac évitables, et d’économiser des centaines de milliards de dollars par an en dépenses de santé évitables et pertes de productivité. C’est à nous d’y veiller.

On continue à progresser : près de 3,8 milliards de personnes sont désormais couvertes par une mesure efficace de lutte antitabac.

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Journée mondiale de la bronchopneumopathie chronique obstructive. 16 novembre 2011

La Journée mondiale de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est organisée le 17 novembre de chaque année pour mieux faire connaître la nature de cette maladie et promouvoir une amélioration de la qualité des soins dispensés aux patients.

En 2004, le nombre de personnes atteintes de BPCO s’élève à 64 millions. L’OMS prévoit que la BPCO deviendra la troisième cause de décès dans le monde d’ici 2030.

Les principaux facteurs de risque de bronchopneumopathie chronique obstructive sont le tabagisme, la pollution atmosphérique et de l’air intérieur et l’exposition aux poussières et aux produits chimiques sur le lieu de travail.

Organisée par l’initiative mondiale contre les bronchopneumopathies chroniques obstructives, cette journée est l’occasion pour les professionnels de la santé et les associations de patients partout dans le monde d’organiser diverses activités.

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Tabagisme

Principaux faits

  • Le tabac tue la moitié de ceux qui en consomment.
  • L’épidémie de tabagisme tue près de 6 millions de personnes chaque année. Cinq millions d’entre elles sont des consommateurs ou d’anciens consommateurs, et plus de 600 000, des non-fumeurs involontairement exposés à la fumée. Si aucune mesure n’est prise d’urgence, le nombre annuel de ces décès pourrait atteindre plus de 8 millions d’ici à 2030.
  • Si aucune mesure n’est prise d’urgence pour lutter contre l’épidémie de tabagisme, le nombre annuel de décès dus au tabac pourrait atteindre plus de 8 millions d’ici 2030.
  • Plus de 80% du milliard de fumeurs dans le monde vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.
  • Même si elle baisse dans certains pays à revenu élevé ou à revenu intermédiaire supérieur, la consommation totale de produits du tabac augmente au niveau mondial.

        Le tabac est l’une des principales causes de décès, de maladie et                                    d’appauvrissement.

La consommation de tabac est l’une des plus graves menaces qui ayant jamais pesé sur la santé publique mondiale. Elle tue près de 6 millions de personnes chaque année. 5 millions d’entre elles sont des consommateurs ou d’anciens consommateurs, et 600 000 des non-fumeurs involontairement exposés à la fumée. Une personne environ meurt toutes les six secondes du fait de ce fléau, ce qui représente un décès d’adulte sur 10. La moitié des consommateurs actuels mourront d’une maladie liée au tabac.

Le monde compte plus d’un milliard de fumeurs. Près de 80% d’entre eux vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, là où la charge de morbidité et de mortalité liée au tabac est la plus lourde.

Les consommateurs de tabac qui décèdent prématurément privent leur famille de revenus, font augmenter les dépenses de santé et freinent le développement économique.

Dans certains pays, les enfants de ménages pauvres travaillent souvent dans la culture du tabac pour apporter un revenu à leur famille. Ces enfants sont particulièrement exposés à la «maladie du tabac vert», provoquée par l’absorption cutanée de nicotine lors de la manipulation de feuilles de tabac humides.

      Le tabac tue à petit feu

Comme les conséquences de la consommation de tabac sur la santé n’apparaissent qu’au bout de plusieurs années, c’est aujourd’hui seulement que l’on assiste à l’explosion des maladies et décès dus au tabac.

  • Le tabac a provoqué 100 millions de décès au XXe siècle et il en entraînera jusqu’à un milliard au XXIe siècle si la tendance actuelle se poursuit.
  • Si rien n’est fait, on déplorera chaque année, d’ici 2030, plus de huit millions de décès dus au tabac, dont plus de 80% surviendront dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.

       La surveillance est essentielle

Une surveillance de qualité permet de connaître l’ampleur et la nature de la consommation de tabac et de savoir comment adapter au mieux les politiques. 59 pays, abritant près de la moitié de la population mondiale, ont renforcé leurs mesures en ce domaine de sorte à intégrer des données récentes et représentatives sur les adultes et les jeunes en les collectant au moins tous les cinq ans. Pourtant, plus de 100 pays ne disposent pas de telles données, voire n’ont aucune information à ce sujet.

       Le tabagisme passif tue

On désigne par l’expression «tabagisme passif» le fait pour un non-fumeur de respirer, dans des lieux clos tels qu’un restaurant ou un bureau, la fumée dégagée par les cigarettes, les bidis ou le narguilé consommés par d’autres personnes. Il n’y a pas de seuil au-dessous duquel le tabagisme passif est sans danger.

Chacun doit pouvoir respirer de l’air sans fumée. Les lois relatives aux espaces sans fumée protègent la santé des non-fumeurs, ont une image positive, n’ont pas d’effets néfastes sur l’économie et incitent les fumeurs à arrêter de fumer. [1]

  • Seuls 11% de la population bénéficient de lois nationales complètes sur l’interdiction de la fumée du tabac.
  • Le nombre de personnes protégées du tabagisme passif a plus que doublé entre 2008 et 2010, passant de 354 à 739 millions.
  • Près de la moitié des enfants respirent régulièrement de l’air pollué par la fumée du tabac.
  • Plus de 40% des enfants ont au moins l’un de leurs deux parents qui fume.
  • Le tabagisme passif provoque plus de 600 000 décès prématurés chaque année.
  • 28% des décès attribuables au tabagisme passif en 2004 étaient des décès d’enfants.
  • La fumée du tabac contient plus de 4000 susbtances chimiques, dont on sait qu’au moins 250 sont nocives et plus de 50 sont cancérigènes.
  • Chez l’adulte, le tabagisme passif entraîne de graves maladies cardiovasculaires et respiratoires, dont des cardiopathies coronariennes et le cancer du poumon. Il est entraîne aussi la mort subite du nourrisson et l’insuffisance pondérale à la naissance.

       Les consommateurs de tabac ont besoin d’aide pour le sevrage

Les études montrent que peu de gens connaissent les risques spécifiques pour la santé de la consommation de tabac. Ainsi, il ressort d’une enquête effectuée en Chine en 2009 que respectivement 37% et 17% seulement des fumeurs savent que le tabac provoque des cardiopathies coronariennes et des accidents vasculaires cérébraux. [2]

La plupart des fumeurs qui connaissent les dangers du tabac souhaitent s’arrêter de fumer. Les conseils et la prise de médicaments peuvent plus que doubler les chances de succès d’un fumeur qui essaie d’arrêter.

  • Seuls 19 pays, abritant 14% de la population mondiale, disposent de services de santé nationaux complets proposant une aide au sevrage.
  • Il n’existe aucune aide au sevrage dans 28% des pays à revenu faible et dans 7% des pays à revenu intermédiaire.

       Les mises en garde illustrées sont efficaces

Les publicités antitabac choquantes et les mises en garde illustrées apposées sur les paquets – notamment celles qui comportent des photos – permettent de réduire le nombre d’enfants qui commencent à fumer et d’augmenter le nombre de fumeurs qui s’arrêtent de fumer.

Les études menées après la mise en place de mises en garde illustrés sur les paquets de tabac au Brésil, au Canada, à Singapour et en Thaïlande montrent toutes que ces mises en garde sensibilisent énormément les gens aux méfaits du tabac.

  • Les campagnes médiatiques peuvent également réduire la consommation de tabac en incitant les gens à protéger les non-fumeurs et en persuadant les jeunes de se sevrer.
  • Seuls 19 pays, abritant 15% de la population mondiale, respectent les meilleures pratiques sur les mises en garde illustrées, qui prévoient notamment que celles-ci soient rédigées dans la langue locale et couvrent, en moyenne, au moins la moitié des faces avant et arrière des paquets. Aucun pays à revenu faible ne satisfait à ces exigences.
  • 42 pays, abritant 42% de la population mondiale, ont rendu les mises en garde illustrées obligatoires.
  • Ces mises en garde peuvent convaincre les fumeurs de protéger la santé des non-fumeurs en fumant moins à l’intérieur et en évitant de consommer du tabac près des enfants.
  • Plus de 1,9 milliard de personnes, soit 28% de la population mondiale, vivent dans les 23 pays qui ont lancé au moins une grande campagne médiatique contre le tabac au cours des deux dernières années.

       L’interdiction de la publicité fait baisser la consommation

L’interdiction de la publicité en faveur du tabac, de la promotion et du parrainage permet de faire baisser la consommation.

  • L’interdiction totale de toutes les formes de publicité en faveur du tabac, de promotion et de parrainage, permet de réduire la consommation de tabac de 7% en moyenne, certains pays enregistrant même des baisses allant jusqu’à 16%.
  • Seuls 19 pays, abritant 6% de la population mondiale, prévoient une interdiction totale, au niveau national, de la publicité en faveur du tabac, de la promotion et du parrainage.
  • 46% de la population mondiale habite dans des pays qui n’interdisent pas la distribution gratuite de produits du tabac.

        Les taxes dissuadent les gens de consommer du tabac

Les taxes sur le tabac sont le moyen le plus efficace de réduire la consommation, notamment chez les jeunes et les pauvres. Une augmentation des taxes qui accroît le prix du tabac de 10% fait baisser la consommation d’environ 4% dans les pays à revenu élevé et jusqu’à 8% dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

  • Seuls 27 pays, abritant moins de 8% de la population mondiale, taxent le tabac à plus de 75% du prix de vente au détail.
  • Dans les pays pour lesquels on dispose d’informations, les recettes fiscales sur les ventes du tabac sont 154 fois plus élevées que les sommes dépensées pour la lutte antitabac.

       Action de l’OMS

L’OMS est engagée dans la lutte mondiale contre le tabagisme. Depuis son entrée en vigueur en février 2005, la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, avec plus de 170 Parties représentant 87% de la population mondiale, est l’un des traités les plus largement acceptés de l’histoire des Nations Unies.

La Convention-cadre est le principal instrument de l’OMS pour la lutte antitabac et elle marque une étape importante dans la promotion de la santé publique. Il s’agit d’un traité fondé sur des bases factuelles qui réaffirme le droit de tout être humain à bénéficier du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre, qui fournit un cadre juridique pour la coopération sanitaire internationale et fixe des normes exigeantes en matière d’application.

En 2008, l’OMS a lancé une série de mesures pour avancer dans la lutte contre le tabagisme et aider les pays à mettre en œuvre la Convention-cadre. Mieux connues par leur acronyme MPOWER, celles-ci sont considérées comme autant de «bonnes pratiques» et de «meilleures pratiques» en matière de lutte antitabac. Chacune correspond à au moins une disposition de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac.

  • Surveiller la consommation de tabac et les politiques de prévention
  • Protéger la population contre la fumée du tabac
  • Offrir une aide à ceux qui veulent renoncer au tabac
  • Mettre en garde contre les dangers du tabagisme
  • Faire respecter l’interdiction de la publicité en faveur du tabac, de la promotion et du parrainage
  • Augmenter les taxes sur le tabac
       Source OMS
       Pour plus d’informations, prendre contact avec

Centre des médias de l’OMS
Téléphone: +41 22 791 2222
Courriel: mediainquiries@who.int

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Résumé du rapport 2009 de l’OMS sur l’épidemie de tabagisme :

Les lois imposant l’ interdiction totale de fumer ne couvrent que                    5,4 % de la population mondiale

9 DÉCEMBRE 2009 | GENÈVE | ISTANBUL — Il ressort du deuxième rapport sur l’épidémie mondiale de tabagisme, publié aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qu’en 2008, les lois imposant une interdiction totale de fumer ne couvraient que 5,4 % de la population mondiale, contre 3,1 % en 2007.

Cela représente une augmentation de 154 millions du nombre de personnes qui ne sont plus exposées aux effets nocifs de la fumée du tabac sur leur lieu de travail, dans les restaurants, dans les bars et à l’intérieur d’autres lieux publics. Selon le Rapport de l’OMS sur l’épidémie mondiale de tabagisme, 2009, qui contient aussi d’autres données, en 2008, sept pays – la Colombie, Djibouti, le Guatemala, Maurice, le Panama, la Turquie et la Zambie – ont mis en oeuvre des lois interdisant totalement de fumer et ces pays sont maintenant au nombre de 17.

Selon le Sous-Directeur général de l’OMS chargé des maladies non transmissibles et de la santé mentale, le Dr Ala Alwan, « malgré les progrès accomplis, le fait que plus de 94 % de la population ne soit toujours pas protégée par une législation interdisant totalement de fumer montre que beaucoup reste à faire ». « Il faut agir d’urgence afin d’éviter les décès et les maladies causées par l’exposition à la fumée du tabac. », a-t-il ajouté.

L’OMS a choisi d’axer le rapport sur les environnements sans tabac en raison de la nocivité du tabagisme passif, qui provoque environ 600 000 décès prématurés par an, d’innombrables maladies invalidantes et des pertes économiques annuelles qui se chiffrent en dizaines de milliards de dollars.

« Il n’existe pas de seuil au-dessous duquel le tabagisme passif est sans danger. » a indiqué le Dr Alwan, avant d’ajouter que « le Rapport de l’OMS sur l’épidémie mondiale de tabagisme, 2009 est un document essentiel. »

Le rapport porte en particulier sur l’article 8 de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, relatif à la protection contre l’exposition à la fumée du tabac. La Convention-cadre, qui est entrée en vigueur en 2005, est ratifiée par près de 170 pays.

Le rapport rend également compte des efforts déployés par les pays pour mettre en oeuvre les mesures du programme de lutte antitabac MPOWER, que l’OMS a instauré en 2008 pour aider les pays à appliquer quelques unes des mesures relatives à la réduction de la demande de tabac figurant dans la Convention-cadre et les lignes directrices qui s’y rapportent. Ces mesures sont les suivantes :

  • Surveiller la consommation de tabac et les politiques de prévention
  • Protéger la population contre la fumée du tabac
  • Offrir une aide à ceux qui veulent renoncer au tabac
  • Mettre en garde contre les dangers du tabagisme
  • Faire respecter l’interdiction de la publicité en faveur du tabac, de la promotion et du parrainage
  • Augmenter les taxes sur le tabac.

Selon le rapport, moins de 10 % de la population mondiale est concernée par l’une de ces mesures.

Le rapport, qui suit l’évolution de l’épidémie mondiale de tabagisme, permet aux pouvoirs publics et à d’autres parties prenantes de savoir où les interventions factuelles de réduction de la demande ont été mises en oeuvre et où il faut progresser davantage. Il fournit, pour chaque pays, des chiffres sur la prévalence du tabagisme et des données sur la taxation des cigarettes, l’interdiction de la publicité en faveur du tabac, de la promotion et du parrainage, l’aide au traitement de la dépendance à l’égard du tabac, l’application de lois antitabac et le suivi de l’épidémie.

Selon le Dr Douglas Bettcher, Directeur de l’Initiative de l’OMS pour un monde sans tabac, « lentement mais sûrement, l’OMS et ses États Membres progressent dans la lutte contre l’épidémie de tabagisme ». « Des mesures en faveur d’une interdiction totale de fumer aideront les pays à faire baisser le nombre d’infarctus du myocarde, d’accidents vasculaires cérébraux, de cancers et d’autres maladies non transmissibles. », a-t-il ajouté.

« Il ne suffit pas de dire aux gens que le tabac est mauvais pour la santé. Les gouvernements doivent mettre en oeuvre la Convention-cadre de l’OMS. » a encore précisé le Dr Bettcher.

Le tabagisme, qui fait plus de cinq millions de victimes par an, reste la première cause évitable de décès. Selon le rapport, si aucune mesure n’est prise d’urgence pour endiguer l’épidémie de tabagisme, le nombre annuel de décès pourrait atteindre 8 millions d’ici 2030. Plus de 80 % de ces décès prématurés surviendraient dans les pays à revenu faible ou intermédiaire – c’est-à-dire précisément là où il est le plus difficile d’atténuer les effets de l’épidémie et où ces énormes pertes qu’elle provoque sont le plus difficile à supporter.

Source : Organisation Mondiale de la Santé.

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Le 24 décembre 2009 :

Le Défi J’arrête, j’y gagne !  

“La cigarette va en prendre plein la gueule !” promet José Gaudet
MONTRÉAL, le 15 déc. /CNW Telbec/ – Présenté pour une 11e année, le Défi J’arrête, j’y gagne ! revient en force et invite tous les Québécois qui souhaitent en finir avec la cigarette à y prendre part du 1er mars au 11 avril 2010. Fidèle à ses habitudes, le Défi privilégie un ton motivant et positif, d’autant plus que l’humoriste José Gaudet, membre du populaire duo Les Grande Gueules, a accepté d’en être le nouveau porte-parole… et même de relever lui aussi le défi d’arrêter de fumer !
Une approche éprouvée  Non seulement le Défi J’arrête, j’y gagne ! est une occasion idéale d’arrêter de fumer, mais les fumeurs qui y participent profitent d’une approche éprouvée : près de 2 participants sur 3 parviennent à ne pas fumer durant les 6 semaines que dure le Défi, un excellent taux de réussite !
La formule gagnante du Défi repose sur 2 éléments clés :
– Une inscription en “duo”, qui donne le choix aux fumeurs de s’engager avec un parrain/marraine non fumeur, ou avec un coéquipier qui souhaite également arrêter de fumer;
– Un soutien gratuit, offert sous différentes formes, avant le Défi pour aider les participants à bien se préparer, pendant pour qu’ils passent
à l’action et après les 6 semaines pour les aider à tenir le cap.
Le Défi de José !
Après plusieurs tentatives, José Gaudet désire maintenant arrêter de fumer pour de bon. En d’autres mots : entre la cigarette et lui, c’est terminé ! Sa stratégie ? Officialiser sa résolution en s’inscrivant au Défi afin de bénéficier des avantages de la participation en duo et du soutien exceptionnel qui est donné aux participants. “Mario Tessier et moi formons
un duo depuis maintenant 17 ans. Je connais donc extrêmement bien les avantages du travail en équipe, que ce soit l’entraide, le soutien ou la solidarité. J’ai confiance que la même approche appliquée au Défi, en plus de l’aide offerte aux participants, me permettra de réussir cette fois à cesser de fumer !” explique-t-il.
Les fumeurs qui, comme José Gaudet, souhaitent en finir avec la cigarette en s’inscrivant au Défi peuvent choisir une date qui leur convient pour cesser de fumer entre le 15 décembre 2009 et le 1er mars 2010. Ils s’engageront ensuite à ne pas fumer pendant au moins les 6 semaines du Défi, du 1er mars au 11 avril !
Plus de soutien… pour plus de succès !
En s’inscrivant au Défi J’arrête, j’y gagne !, les participants disposent de différentes formes de soutien gratuites, un atout précieux pour augmenter leurs chances de gagner leur combat contre la cigarette :

    – Une trousse d’aide remise dans les succursales PJC Jean Coutu sur
présentation d’une preuve d’inscription au Défi. La trousse contient de
l’information, des ressources et des objets utiles pour la cessation;
– Le site DefiTabac.ca, une source d’information de premier plan pour
préparer et vivre sa cessation ainsi qu’un lieu où trouver une
communauté virtuelle dynamique avec qui échanger et vivre l’entraide;
– La série de courriels J’écr@se, envoyés exclusivement aux
participants sur une période d’un an;
– La ligne 1 866 jarrête (527-7383) et les Centres d’abandon du tabagisme our obtenir un soutien personnalisé prodigué par des conseillers
formés en cessation tabagique.
Nouveauté en 2010 : 500 abonnés de TELUS inscrits au Défi auront la chance de participer à un projet-pilote, le programme STOMP, qui consiste en des messages textes d’encouragement, d’information mais aussi de motivation pour les faire résister aux envies d’allumer. Les textos seront envoyés tout à fait gratuitement et de façon continue sur le sans-fil des
participants, pendant plus de 6 mois, afin de les aider à arrêter de fumer.
On s’inscrit… pour mieux écraser !
Qu’on soit un fumeur habituel ou occasionnel, qu’on en soit à sa première ou à sa septième tentative d’arrêt, le Défi J’arrête, j’y gagne ! est pour nous, soit toute personne qui veut passer à l’action pour se libérer de la cigarette ! On effectue son inscription avant le 1er mars 2010 sur DefiTabac.ca. Les participants respectant leur engagement courent la chance de gagner de magnifiques prix qui ont une valeur totale de plus de 10 000 $ !
À propos du Défi J’arrête, j’y gagne !
Le Défi J’arrête, j’y gagne !, qui en est à sa 11e année, est une initiative d’ACTI-MENU, une société attachée à la Direction de la prévention de l’Institut de Cardiologie de Montréal.
Il est réalisé en partenariat avec plusieurs organismes publics et privés, notamment le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, les directions de santé publique du Québec, la Société canadienne du cancer, Jean Coutu, Pfizer, Novartis et TELUS Solutions en santé.
Cette initiative québécoise s’inspire du grand Défi mondial de l’Organisation mondiale de la Santé, le Quit & Win originaire de la Finlande. Depuis 2000, c’est plus de 276 000 fumeurs qui ont participé au Défi J’arrête, j’y gagne !

Renseignements: /ENTREVUES: Katia Robillard, Conseillère principale, CASACOM, (514) 286-2145, poste 227, krobillard@casacom.ca; Source: Sébastien C. Fassier, Chef des communications, ACTI-MENU, (514) 985-2466, poste 273, sfassier@actimenu.ca

Souce de l’article : http://www.cnw.ca/

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Le 06 décembre 2009 :

LE VACCIN ANTITABAC, BIENTÔT UNE RÉALITÉ ?

Être immunisé contre la cigarette ? Le rêve pour ceux qui essaient désespérément d’arrêter de fumer… Et bientôt, peut-être une réalité. Le géant pharmaceutique GSK vient d’annoncer qu’il a acheté l’exclusivité mondiale d’un vaccin antinicotine, le NicVax. Le vaccin prometteur est entré dans la dernière phase d’essais. Les résultats sont attendus d’ici à la fin 2010. Le principe : empêcher la nicotine inhalée d’arriver au cerveau, où elle stimule des neurones qui produisent la sensation de plaisir et donc
la dépendance. Or, les molécules de nicotine sont si petites qu’elles passent facilement des poumons au sang puis au cerveau. D’où l’idée d’injecter de la nicotine couplée à une protéine virale pour provoquer une réaction immunitaire. Attaquée par les anticorps, les molécules de nicotine deviennent alors trop grosse pour passer dans le cerveau. L’effet du vaccin durerait de six mois à un an. Mais il faut cinq ou six injections rapprochées pour que ça marche. Les cigarettes ou les piqûres, il faudra choisir.

Source de l’article : http://www.elle.fr/

29 novembre 2009 :

Apple annule la garantie sur les ordinateurs de fumeurs

Le 20 novembre, The Consumerist publiait sur son site un article faisant état d’un refus du service après-vente d’Apple de réparer des ordinateurs encore sous garantie, en avançant le fait que ceux-ci avaient été exposés à la fumée de cigarette. S’il est connu que la fumée de cigarette est nuisible au matériel informatique et à tout matériel électronique en général, à cause du dépôt de goudrons et autres substances déposées par la fumée sur les composants et provoquant leur encrassement et une détérioration prématurée, il est en revanche nouveau qu’un service après-vente refuse d’intervenir pour réparer un matériel en panne et encore sous garantie au motif que celui-ci a été utilisé dans un environnement de fumeur. C’est pourtant pour cette raison que plusieurs clients se sont vu annuler leur garantie contractée à l’achat de leur ordinateur Apple, voire de l’extension de garantie portée à 3 ans et appelée Apple Care, sensée assurer la tranquillité des clients en cas de problème. Mais Apple est formel : la nicotine figure dans la liste des substances toxiques de l’OSHA, l’Occupational Safety and Health
Administration. Dès lors, en vertu de ses devoirs envers ses employés, Apple se refuse à demander à ces derniers d’intervenir sur du matériel contaminé pouvant les exposés à «un danger biologique potentiel»…
Un coup dur pour les fumeurs, qui se garderont bien à l’avenir de souscrire à une extension de garantie Apple, mais pourquoi pas une bonne raison pour essayer d’arrêter de fumer, si qui plus est il advenait l’idée à d’autres
marques d’emboiter le pas à Apple !

Source de l’article : http://www.ceriseclub.com/

25 novembre 2009 :

Face à la menace du virus H1N1, l’Office français de prévention du tabagisme (OFT) conseille aux fumeurs de s’arrêter de fumer de se faire vacciner contre la grippe pandémique. Plusieurs études montrent ainsi chez les fumeurs une augmentation de 21 % à 59 % du risque de contracter la grippe. “La grippe, si elle survient, est statistiquement plus sévère chez les fumeurs. On note une tendance à une surmortalité par grippe chez les fumeurs. Même si ces données reposent sur des épidémies de grippe A H1N1 (ou à d’autres virus) anciennes, elles sont très probablement extrapolables à la pandémie actuelle », souligne l’OFT.
« Selon les études disponibles, la vaccination est aussi – voire plus – efficace chez le fumeur que chez le non-fumeur. En effet, si le risque de grippe est plus élevé chez le fumeur que chez le non-fumeur avant vaccination, il est, après vaccination, très faible et identique chez le fumeur et chez le non-fumeur », argumente l’Office.
A l’occasion du 3e congrès de la Société française de tabacologie (SFT) qui se tiendra ces jeudi et vendredi à Brest, l’Office français de prévention du tabagisme édite un livret destiné au grand public à. Ce mini-guide de 20 pages, dont des extraits sont disponibles sur le site de l’OFT, souligne par ailleurs que le tabagisme augmente également le risque de contracter de nombreuses infections comme celle de la pneumonie à pneumocoque
(risque x 2,6) qui est une complication fréquente de la grippe.
Source de l’article : http://www.mypharma-editions.com/

09 novembre 2009 :

Paquets de cigarettes ou tabac à rouler, les fumeurs devront débourser au minimum 5 euros, ce lundi, pour acheter leur dose de nicotine quotidienne.Le prix du tabac augmente de 6% , soit environ 30 centimes de plus par paquet, conformément aux dispositions de l’arrêté publié samedi au Journal officiel, la première hausse depuis août 2007.

Mais déjà l’annonce de cette augmentation fait vivement réagir buralistes et associations antitabac. Les premiers s’insurgent, estimant que la hausse va à l’encontre de leurs intérêts économiques alors que la vente de cigarettes sur les marchés parallèles se développent. Les autres estiment qu’elle est insuffisante pour lutter contre la consommation de tabac. Ils réclamaient, eux, une augmentation de 10% renouvelée plusieurs années de suite, demande à laquelle la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, s’était déclarée favorable.

Une augmentation qui tient compte selon le gouvernement

Objet de vifs débats jusqu’au sein de l’UMP, où certains l’espéraient plus marquée, une hausse avait été défendue par Nicolas Sarkozy lors de la présentation de son plan cancer, le 2 novembre. Il estimait qu’«en période d’inflation nulle, c’est une forte progression». «Une hausse de 6% permet de lutter contre la consommation de tabac et de préserver un certain nombre d’intérêts, je pense à ceux des buralistes», avait, de son côté, déclaré 6% Eric Woerth devant les députés.

Le produit de cette augmentation sera réparti proportionnellement entre l’Etat (80%), les fabricants (entre 11 et 12%), les buralistes 6% et le distributeur de tabac (Altadis Distribution) le reste.

Reste à savoir si cette hausse encouragera les fumeurs à en finir avec la cigarette.

Source de l’article : leParisien

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